Par Marilou

Avez-vous remarqué, tout comme moi, à quel point les conversations deviennent rapidement émotives lorsqu’il s’agit de la manière dont une mère nourrit son bébé?

Tous les textes que j’ai lus sur le sujet énumèrent les bienfaits d’une méthode et les désavantages de l’autre. On nous parle de science et de statistiques en nommant des faits qui, je trouve, ne tiennent pas suffisamment compte de notre âme, de notre sensibilité, de nos capacités physiques et de tellement d’autres facteurs qui font que chaque femme est unique, et que ses choix devraient l’être aussi.

Mon expérience avec l’allaitement

Mon initiation à l’allaitement, en 2015, fut difficile en raison de gerçures excessivement douloureuses. Si j’ai été en mesure de persévérer et d’allaiter ma première fille pendant une année, c’est beaucoup grâce au soutien de mon entourage, au fait que je n’avais pas un autre enfant de qui je devais m’occuper, à ma volonté ainsi qu’à plusieurs autres éléments extérieurs.

Mais cette période très éprouvante et souffrante m’a fait réaliser beaucoup de choses en remettant mes choix, mes capacités et mes priorités en question. Moi qui tenais tellement à allaiter, j’étais forcée d’admettre que mon bien-être physique et psychologique prévalait sur tout le reste. J’ai réalisé qu’on parle souvent du bien-être des enfants, et que c’est très bien, mais qu’on oublie à quel point il passe beaucoup par le nôtre.

Mes pensées sur l’alimentation

Je suis la première à encourager les femmes qui désirent allaiter, mais je suis surtout, désormais, la première à prôner le bien-être et le confort avant tout, pour le bien de bébé. Qu’une maman tire son lait, qu’elle donne de la préparation pour nourrissons, qu’elle donne le sein ou qu’elle alterne entre ces options, tant qu’elle est bien et qu’elle s’écoute, elle reçoit toute mon admiration.

C’est important pour un bébé d’avoir une mère présente et en santé de corps et d’esprit.

À chacune ses choix

Comme je le dis depuis le début du texte, nos vies sont différentes. Nos corps, notre peau, nos mamelons sont différents, puis nos bagages émotionnels aussi. Nos enfants ne sont pas les mêmes, nos conjoints et notre entourage non plus. Nous avons chacune une capacité différente à encaisser la fatigue, le stress et la douleur. L’état de notre santé mentale et tellement d’autres détails nous différencient toutes.

Ces nombreuses différences me poussent à croire qu’on devrait troquer le jugement pour un peu plus d’amour, qu’en pensez-vous?

Parce que lorsqu’on sort quelque chose de son contexte, que ce soit une phrase ou un choix, tous les jugements ou les discussions qui en découlent ne sont que du vent.

Maintenant, quand je sors de chez moi et que je vois des femmes tendre un biberon ou un sein à leur bébé, j’ai une vague d’amour qui m’envahit. Je me fous éperdument de la provenance du lait qu’elles offrent à leur bébé. Je les regarde et je sais qu’une chose importante nous unit : notre désir de faire le mieux pour nos bébés. Et sincèrement, c’est tout ce qui importe.

Je crois que si on mettait tous un peu plus d’énergie à se soucier de l’état des mamans plutôt que de la manière dont elles nourrissent leur enfant, le monde s’en porterait mieux, et les bébés aussi.

Comment la préparation a fonctionné pour moi

Pour en revenir à ma petite tranche de vie, je me souviendrai toujours de ce jour où je suis allée acheter de la préparation pour nourrissons pour la première fois à la pharmacie. J’étais envahie par la honte. Et ça m’a frappée parce que cette honte qui montait m’était habituelle. C’était la même que je ressentais quand j’allaitais mon enfant de 10 mois en public.

Quoi que je fasse, elle n’était donc toujours pas très loin, cette peur du jugement.

Je suis partie avec mon gros pot jaune flash sous le bras en me disant que c’était la fin. La fin de cette culpabilité paralysante, de cette angoisse de performance. Et je vous le jure, ce jour-là, j’ai commencé à n’écouter que mon instinct et mes bonnes intentions, et ça a tout changé.

Ça, et le fait d’intégrer la formule doucement. Ce fut un genre de libération pour mon corps et mon esprit. J’étais épuisée et j’avais sincèrement besoin d’un peu d’espace.

J’ai opté pour la marque Enfamil A+ parce qu’ils ont des produits prêts à servir et c’est en plein ce dont j’avais besoin. Je manquais de temps et il fallait que ce soit simple et rapide. De savoir que leurs produits contiennent des oméga-3, qui aident au bon développement du cerveau des enfants, m’a permis d’avoir l’esprit tranquille. Comme toutes les mères, j’avais la ferme intention de donner ce qu’il y a de mieux à mon enfant, et avec cette préparation, j’ai vraiment eu le sentiment de le faire.

Au moment d’écrire ces lignes...

Mon deuxième bébé est arrivé en août dernier et ma petite histoire d’allaitement est un charme. Tout se passe à merveille! Je me suis permis, à quelques reprises, d’alterner entre l’allaitement et la préparation.

Je suis moins nerveuse, moins épuisée et plus disponible pour mes enfants ainsi.

Je me donne la liberté de commencer à intégrer de la préparation pour nourrissons à mon rythme, et celui de ma fille, sans me mettre de pression.

Et c’est drôle parce que des gens de chez Enfamil m’ont écrit un petit mot, il y a quelques mois, pour me proposer d’essayer leurs produits. Je les ai remerciés en leur disant que je ne souhaitais pas recevoir leurs produits puisque j’en avais déjà, qu’ils m’avaient déjà « sauvé la vie » et que je n’étais pas intéressée à faire de la publicité sans but précis.

De fil en aiguille, nous avons échangé et j’ai été vraiment surprise de voir qu’ils avaient envie de m’encourager et de me soutenir en me proposant d’écrire un texte sur mon histoire afin de promouvoir la non-culpabilité qui entoure la manière de nourrir notre enfant.

Comme mon expérience avec leurs produits n’a été que positive, j’ai accepté en espérant que d’autres mères puissent profiter de ma petite histoire.

C’est quand même particulier de penser qu’une entreprise qui offre des préparations pour nourrissons ait décidé de m’inviter à parler d’allaitement tout en me faisant savoir qu’ils sont là pour soutenir les mamans, peu importe nos choix, et qu’ils nous offrent le meilleur pour notre bébé si on en a besoin.

En terminant, je veux seulement souhaiter à toutes les femmes d’être épanouies dans leur rôle de mère et de nourrir leur bébé de la manière qui leur convient, sans pression ni culpabilité.